Quand la décision éducative est prise avec la mentalité du nombre de têtes.
Le Prophète (paix et bénédiction sur lui) a dit : « Si le commandement est confié à des personnes qui n’en sont pas dignes, attends l’Heure ». Exiger qu’un nombre déterminé d’élèves soit atteint pour ouvrir les filières scientifiques dans les lycées publics révèle une mentalité administrative qui ressemble à la gestion…

D'après les sources officielles, le Prophète (paix et bénédiction sur lui) a dit: « Si l’autorité est confiée à quelqu’un qui n’en est pas digne, attends l’Heure ». Exiger un nombre minimum d’élèves pour ouvrir les filières scientifiques dans les lycées publics révèle une mentalité administrative comparable à la gestion du bétail: on compte les têtes, pas les esprits! Le comité ministériel qui a pris cette décision aurait dû exclure les filières scientifiques de l’exigence de masse, en tenant compte de la rareté de ces spécialités et de leur importance pour former des compétences, afin que les critères administratifs ne deviennent pas un obstacle à la création d’esprits, et que les enfants de familles à revenu limité ne soient pas privés de possibilités de spécialisation à cause d’un manque de places.
Présenter des chiffres au détriment des objectifs peut garantir la fiabilité des statistiques, mais cela n’assure pas la qualité des résultats; l’éducation ne se mesure pas seulement au nombre d’inscrits, mais à ce qu’elle produit en esprits et en compétences. Je ne pense pas que le président de la République, qui affiche la réforme de l’éducation, accepte que les filières scientifiques des lycées publics soient fermées à cause d’une exigence de nombre; un État qui veut développer des compétences doit tenir compte de la rareté des filières scientifiques, et non les laisser devenir la raison de leur fermeture.