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Al Amin Lo : l’opposition ne peut pas paralyser le pays et nous avons des options pour éviter une fermeture gouvernementale.

Les informations (Dakar) – Le Premier ministre sénégalais Ahmadu Ould Amin Mohamed Lo a déclaré lundi que l’opposition ne peut pas « paralyser » le pays concernant le projet de loi de finances révisé pour 2026, affirmant que l’exécutif dispose d’une option…

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Selon les dernières informations, les actualités (Dakar) – Le Premier ministre sénégalais Ahmedou Amin Mohamed Lo a déclaré lundi que l’opposition ne pouvait pas « paralyser » le pays concernant le projet de loi de finances révisé pour 2026, affirmant que l’exécutif dispose d’une option de dialogue et de mécanismes constitutionnels pour résoudre les différends en cours sur le texte qui sera présenté mardi au parlement. Dans une interview accordée à l’Agence France‑Presse, Lo a ajouté que « le Sénégal fonctionne sous un régime présidentiel » comportant « des dispositions constitutionnelles permettant au président de la République, en cas de retard de vote (du budget), d’utiliser les moyens qui lui sont à disposition », notamment les décrets présidentiels. Il a expliqué qu’il était également possible « de prolonger les crédits budgétaires déjà votés, et que le président peut, selon la Constitution, empêcher un blocage gouvernemental (paralysie du budget) ».

Il a confirmé que « les mesures nécessaires seront prises face aux inquiétudes qui nous ont été exprimées, et nous travaillerons avec le président de la République pour que ces préoccupations fassent l’objet d’échanges et de discussions avec le groupe Bastif ». Il a souligné que son pays « a toujours donné la priorité aux débats démocratiques. Nous fournirons simplement les réponses attendues, qui reflètent souvent un malentendu plus qu’un désaccord fondamental ».

Il s’est déclaré convaincu que le débat se tiendra mardi « dans une atmosphère de sérénité », et que le vote en faveur du projet aura lieu, « sinon nous disposerons d’une semaine complète pour poursuivre les échanges avec le parlement afin d’aboutir au vote de la loi de finances révisée ». Il a rassuré les partenaires techniques et financiers, affirmant que le Sénégal restera « sur la voie de la stabilité » et de la « réforme de ses finances publiques », insistant sur le fait que le gouvernement « dispose de tous les outils constitutionnels » pour garantir le respect du calendrier fixé. Lo a indiqué être en contact avec le président de l’Assemblée nationale et chef du parti Bastif, Ousmane Sonko, et attend sa réponse concernant le différend croissant entre le gouvernement et le parti au sujet du projet de loi de finances révisé, après que la commission des lois de l’Assemblée nationale l’a rejeté vendredi.

Le parti Bastif, qui détient 130 des 165 sièges à l’Assemblée nationale, a précisé dans un communiqué publié vendredi dernier qu’il ne s’oppose pas à la « nécessité de réviser le budget », mais seulement à certaines décisions relatives à la répartition des crédits budgétaires. Il a réclamé le maintien des investissements dans les secteurs sociaux prioritaires, la protection du pouvoir d’achat des citoyens, la réduction des dépenses de l’État et le renforcement de la transparence dans la gestion des finances publiques. Il a appelé à des éclaircissements sur un fonds de 120 milliards de francs CFA (environ 205 millions de dollars) destiné à un mécanisme de réponse aux urgences, ainsi qu’à un renforcement du contrôle des fonds politiques.

Le projet de budget révisé prévoit un déficit budgétaire de 7,6 % du produit intérieur brut pour l’année en cours, contre 5,4 % initialement prévu, tandis que les recettes ont été révisées à 5 848,7 milliards de francs CFA (environ 10 milliards de dollars). Le différend entre le gouvernement et le parti Bastif intervient alors que le Sénégal cherche à rétablir l’équilibre de ses finances, dans un contexte où sa dette publique s’élève à environ 132 % du PIB en 2024.

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