Culture·

L'honorable ministre Mohamed Ould Babane redonne-t-il l'espoir au secteur de la culture et des médias ?

Le premier entretien du ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mohamed Ould Babane, avec les médias locaux et internationaux n’était pas simplement un rendez‑vous pour échanger avec les journalistes, mais une occasion de mettre à l’épreuve…

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D'après les sources officielles, le premier entretien du ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mohamed Ould Babane, avec les médias locaux et internationaux n’a pas été simplement un rendez‑vous de communication avec les journalistes, mais bien une occasion de tester les contours d’une nouvelle phase dans un secteur qui attend de nombreuses réformes et davantage d’attention. La rencontre s’est caractérisée par la franchise, le calme et l’ouverture, s’éloignant du langage de bois qui domine souvent le discours officiel, ce qui laisse entrevoir que le nouveau ministre comprend l’importance du dialogue avec les médias et la nécessité d’écouter les professionnels plutôt que de se contenter de les interpeller depuis les plateformes. Mohamed Ould Babane, fort de son expérience diplomatique et de son parcours au sein des rouages de l’État, n’est pas étranger aux grandes responsabilités ni aux complexités des relations entre les institutions et l’opinion publique.

Cette expérience pourrait constituer un atout pour gérer un secteur où se mêlent considérations professionnelles, culturelles et politiques, et où la nécessité d’une vision claire et d’une volonté ferme de réformer se fait de plus en plus pressante. Le véritable enjeu ne réside pas dans les impressions du premier entretien, ni dans les messages positifs qu’il a véhiculés, mais dans les actions concrètes que les prochains jours révéleront, en réordonnant les priorités et en mettant fin aux déséquilibres qui ont alourdi le secteur et affaibli le fonctionnement de ses institutions. Les médias mauritaniens, publics et privés, ont aujourd’hui besoin de plus que de discours et de directives; ils ont besoin d’un environnement professionnel garantissant la liberté du travail journalistique, facilitant l’accès à l’information, améliorant les conditions des journalistes et permettant aux organes de presse de perdurer et de se développer.

Les acteurs du terrain doivent également sentir que leurs problèmes professionnels et sociaux sont intégrés aux priorités du ministère, et non plus de simples revendications récurrentes lors des rencontres et événements. Quant à la culture et aux arts, ils requièrent une attention qui dépasse les activités saisonnières et les célébrations protocolaires, en vue de politiques qui protègent la créativité, soutiennent les artistes et les intellectuels, ouvrent des espaces aux jeunes talents et donnent à la culture mauritanienne la visibilité qu’elle mérite tant à l’intérieur qu’à l’étranger. Le plus grand défi pour Mohamed Ould Babane sera de faire passer le secteur d’une gestion quotidienne des dossiers à la construction d’une vision institutionnelle claire, de passer du traitement des symptômes à la confrontation des causes du déséquilibre.

Cela exige une équipe qui connaît les détails du terrain, capable de diagnostiquer ses problèmes, et qui possède le courage de proposer des solutions et de les mettre en œuvre, loin de la logique de loyauté et de courtoisie.

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