Société·

La conférence internationale du climat de Laâyoune clôt ses travaux avec la participation de 24 pays et appelle à transformer la recherche scientifique en solutions environnementales durables.

(Al‑Sada – Essaouira) – La septième édition du Conférence internationale sur les changements climatiques (CI2C 2026) s’est clôturée à Essaouira, Maroc, avec la participation d’experts, de chercheurs, de décideurs et de représentants d’institutions académiques et internationales provenant de 24 pays,…

E
EssadaTraduit de l'arabe
Lire sur Essada
Photo Essada

Il ressort que la conférence s’est tenue du 29 au 31 octobre 2026, sous le haut patronage du roi Mohammed VI du Maroc, dans l’espace culturel de la bibliothèque municipale d’Essaouira, sous le slogan « Financement, recherche et nature pour des solutions climatiques justes et durables », selon le réseau Environnement d’Abou Dabi. La septième édition a accueilli des débats scientifiques et des ateliers interactifs portant sur une série de questions environnementales et climatiques, avec la participation de représentants d’institutions académiques, d’organisations internationales, du secteur privé, des collectivités territoriales et d’organisations de la société civile, ainsi que la présence d’étudiants de l’École supérieure de technologie d’Essaouira. **12 axes scientifiques pour faire face au changement climatique** Les travaux de la conférence ont été répartis en 12 axes scientifiques, incluant les sciences du climat, les applications de l’intelligence artificielle à la surveillance environnementale, la lutte contre la sécheresse, la protection des forêts et de la biodiversité, les zones côtières, la sécurité alimentaire, la justice climatique, la transition énergétique et le financement durable.

Les discussions ont souligné l’importance d’utiliser la recherche scientifique et la technologie pour analyser les données environnementales, suivre les transformations climatiques et développer des outils aidant les institutions concernées à planifier et à prendre des décisions fondées sur des données scientifiques. L’intelligence artificielle a également reçu une attention particulière, compte tenu de son potentiel à améliorer la surveillance des phénomènes climatiques, à évaluer les risques environnementaux et à soutenir les politiques d’adaptation, permettant ainsi de cibler les interventions selon les besoins et les spécificités naturelles et sociales de chaque région. **Financement climatique et transformation des connaissances en projets** La relation entre recherche scientifique et financement climatique a constitué l’un des axes majeurs de la conférence, les participants insistant sur le fait que la production d’études et de recommandations scientifiques ne suffit pas à elle seule à relever les défis environnementaux, à moins d’être accompagnée de mécanismes de financement et de partenariats institutionnels permettant de transformer les résultats de la recherche en projets exécutables.

Cette approche revêt une importance particulière dans les zones confrontées à la sécheresse, à la raréfaction des ressources en eau et à la dégradation des écosystèmes, avec des répercussions sur les activités économiques, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations. Dans ce contexte, la conférence a souligné l’importance de renforcer la coopération entre universités, centres de recherche, secteur privé et institutions publiques, afin de relier l’innovation scientifique aux priorités de développement local et d’élargir le champ des solutions climatiques durables. **Partenariats internationaux et recommandations pour renforcer l’action locale** La septième édition a été organisée en partenariat entre le Centre international de recherche et de renforcement des capacités (CI2RC), l’École supérieure de technologie d’Essaouira affiliée à l’Université Al Qadi Ayyad, la Fondation Friedrich Naumann allemande et l’organisation ENERGIES 2050.

Le rapport indique que la conférence a contribué, à travers ses éditions successives, à élargir le réseau de coopération scientifique internationale et à encourager les initiatives de recherche conjointes, ainsi qu’à la publication d’ouvrages scientifiques chez l’éditeur académique international Springer Nature. En clôture, les participants ont appelé à accélérer le transfert des connaissances des institutions de recherche et universitaires vers les domaines d’application, à développer des partenariats réunissant chercheurs, acteurs économiques, institutions et collectivités territoriales, afin de lancer des initiatives locales favorisant l’adaptation climatique, la protection des ressources naturelles et le renforcement de la capacité des communautés à faire face aux risques environnementaux. Les recommandations ont également souligné l’importance d’adopter une approche intégrée combinant justice climatique, protection de la biodiversité, sécurité alimentaire et transition énergétique, tout en tenant compte des disparités de capacités et de ressources disponibles pour les communautés affectées par les changements climatiques.

Les résultats du conférence d’Essaouira reflètent une tendance croissante à lier la recherche scientifique au financement et à l’application sur le terrain, à un moment où les défis climatiques exigent une coordination plus large entre les institutions scientifiques, les gouvernements, le secteur privé et les communautés locales.

PartagerWhatsAppFacebookX
Sur le même sujet