Sécurité·

Faits divers: Les SDF de Nouakchott (suite et fin)

Le phénomène « Khadim min doun » Au milieu des années 70, vivait, sur le trottoir à l’Ouest du marché Capitale, une femme au crâne rasé et de teint foncé, la plupart du temps en train d'allaiter un...

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Il ressort que il ressort que le phénomène « Khadim min doun » Au milieu des années 70, vivait, sur le trottoir à l’Ouest du marché Capitale, une femme au crâne rasé et de teint foncé, la plupart du temps en train d'allaiter un bébé. On l’avait surnommée « Khadim min doun », mais personne ne connaissait sa véritable identité. Elle passa ainsi plusieurs années en plein air, tout en continuant à nourrir sa progéniture.

Mais à chaque fois la direction des Affaires sociales récupérait ses enfants et les plaçait dans une crèche. Khadim min doun était presque muette, mais arrivait tout de même à s'exprimer. Quand elle était de mauvaise humeur, elle lançait des projectiles aux passants.

Parfois, elle attrapait un de ceux-ci et refusait, un bon moment, de le relâcher, prétendant qu'il lui avait rendu visite la veille et promis de revenir lui amener de l'argent. Je crois qu'elle décéda à la fin des années 70. Le colosse malien Durant les années 79, 80 et 81, un colosse handicapé de nationalité malienne se tenait en permanence sur la place publique située devant l'hôtel Park et la banque SMB (actuelle BNM).

Marchant à l'aide d'une béquille, ce mastodonte attrapait tout passant pour l'obliger à lui verser de l'argent. « Donne-moi deux cents ouguiyas ou je t’embrasse sur la bouche! », lui disait-il, un choix d’autant plus écœurant qu'il avait mauvaise haleine et les lèvres enflées.

Un jour, il interpela ainsi un jeune homme qui eut cependant le temps de sauter à l'intérieur d'une camionnette qui roulait lentement. Peine perdue! L'estropié courut derrière le véhicule et parvint à rejoindre le fuyard qui hurlait de peur.

Le chauffeur s’arrêta, les gens s’attroupèrent, mais le temps que la police arrive, le malien avait disparu. Les autorités finirent par le coincer et l'expulsèrent hors du pays. Les SDF de Tin Soueïlim L'année dernière, sur le trottoir devant l'agence de la BMCI de Tin Soueïlim, se trouvait une hutte habitée par un solitaire apparemment normal, mais qui bloquait tout passage.

Il y habitait depuis trois ans. Les agents de sécurité de la banque n'avaient jamais pu le faire déguerpir. À chaque fois, il les menaçait de sa machette et les gardiens rebroussaient chemin.

Les propriétaires de la maison d'en face portèrent plainte à plusieurs reprises… En vain. L'année dernière, lors du rebitumage de l'axe Capitale-Toujounine, les ouvriers du Génie militaire et les gardes du hakem échouèrent eux aussi à le tirer de là. Il fallut l'intervention de la Protection civile qui ne passa pas dix minutes avant de l'embarquer.

On ne l’a pas revu depuis. Cet ancien militaire éprouvait des problèmes psychiques. Une SDF passa deux ans dans la rue, tout près de la clinique Nejah.

Cette femme bizarre ne semblait souffrir d'aucun problème mental. Toujours bien habillée, elle passait la journée avec son enfant de cinq ans sous le soleil ardent, et à la belle étoile lors des nuits glaciales. Elle ne parlait à personne et ne se rendait chez quiconque.

Les mauvaises langues supputaient qu'elle pouvait avoir un lien avec les cartels de la drogue; des ragots, probablement, mais on ne sait jamais... Mosy ----------------------------------------- Condoléances Suite à la disparition tragique de son ami Sidi Ould Sidi Yaraf survenue le mardi 27 octobre à Nouakchott, Ahmed Ould Cheikh auquel se joint toute l’équipe du Calame présentent leurs condoléances les plus attristées à son frère Mohamed Ould Sidi Yaraf (Mosy) et à toute la famille éplorée. Puisse Allah le Tout Puissant l’accueillir en son Saint Paradis!

Amine!

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