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Le Burkina Faso cultive plus de riz grâce à la science nucléaire

Huit nouvelles variétés de riz mises au point à l’aide de techniques nucléaires aident le Burkina Faso à produire plus de riz et à renforcer la sécurité alimentaire. Pour les agriculteurs du...

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Il ressort que il ressort que elles ont un rendement de 9 à 11 tonnes par hectare et mûrissent en 95 à 106 jours seulement, alors que les variétés figurant déjà dans le catalogue national du Burkina Faso produisent généralement de 4 à 6 tonnes par hectare et nécessitent un mûrissement plus long. L’augmentation de la production n’était cependant pas le seul objectif. Les scientifiques ont également sélectionné des caractéristiques répondant aux besoins et aux préférences des consommateurs.

Deux de ces nouvelles variétés ont de plus gros grains, deux sont plus riches en amidons résistants et une est plus cireuse, plus collante. « L’importance de cette réussite dépasse les huit nouvelles variétés. Avec l’appui fourni par l’AIEA et la FAO dans le cadre d’Atoms4Food, nous avons renforcé la capacité scientifique au Burkina Faso, ce qui nous permet de continuer à mettre au point des variétés répondant à l’évolution des conditions de culture et aux besoins de nos agriculteurs et de nos consommateurs », explique Imaël Henri Nestor Bassolé, de l’Université Joseph Ki-Zerbo.

De la recherche à la dissémination La mise au point d’une lignée de riz prometteuse n’est que la première étape. Avant qu’une nouvelle variété ne parvienne aux agriculteurs, elle doit être testée dans les conditions de culture locales, évaluée par rapport aux besoins des agriculteurs et des consommateurs puis enregistrée officiellement. Au Burkina Faso, le renforcement des compétences en sélection par mutation a permis aux chercheurs de mener des lignées prometteuses de riz tout au long de ce processus, depuis la mise au point en laboratoire et les tests sur le terrain jusqu’à la dissémination des variétés.

Forte des premiers succès, la collaboration AIEA-FAO a appuyé le processus d’enregistrement, la création de champs de démonstration à Bama et à Banzon, et la mise au point de futures générations de variétés de riz améliorées combinant les caractéristiques les plus souhaitables présentes dans les nouvelles lignées disséminées. En juin 2025, huit des onze lignées avancées de riz mutant ont été officiellement inscrites au catalogue national des espèces et variétés végétales du Burkina Faso, une réussite majeure pour le secteur de la recherche et de la production de riz du pays. Des avantages pour les agriculteurs Après l’approbation officielle des nouvelles variétés, il s’agit maintenant d’élargir la production de semences et de les rendre plus accessibles aux agriculteurs.

Les champs de démonstration soulignent la performance dans les conditions de culture locales, contribuant à faire passer l’innovation de la recherche à la production. « Les progrès accomplis au Burkina Faso montrent que la science et la technologie nucléaires peuvent aider les pays à relever les défis de la sécurité alimentaire tout en renforçant la capacité nationale de recherche. Dans le cadre d’Atoms4Food, nous travaillons avec les pays pour tirer parti de ces succès et apporter des améliorations durables dans tous les systèmes agroalimentaires », explique Dongxin Feng, directrice du Centre mixte FAO/AIEA des techniques nucléaires dans l’alimentation et l’agriculture.

En mai 2025, le Burkina Faso a accueilli la première mission conjointe d’évaluation Atoms4Food, qui a défini les domaines prioritaires de la prochaine phase d’appui. Le Burkina Faso cultive plus de riz grâce à la science nucléaire

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