La Mauritanie ouvre pour la première fois le réseau ferroviaire aux investisseurs… Accord entre la SNIM et Isar pour transporter 7,5 millions de tonnes de fer chaque année.
Ashraf Ould Zine, ministre des Mines et de l’Industrie, s’est rendu aujourd’hui dans la capitale française Paris pour la signature de la première convention de ce type en Mauritanie, visant le transport des minerais via le réseau ferroviaire national au profit d’un investisseur.

Selon les données annoncées, la convention représente une opportunité pour la SNIM d’optimiser l’exploitation économique de son infrastructure ferroviaire en élargissant l’usage du réseau national et en tirant parti de sa capacité d’accueil, ce qui diversifiera les sources de revenus et améliorera la rentabilité des actifs fixes. Le transport des minerais d’autres investisseurs via le réseau devrait également améliorer l’efficacité opérationnelle, répartir les charges d’entretien périodique et profiter des économies d’échelle, contribuant ainsi à maîtriser les dépenses d’exploitation et à renforcer la durabilité du système logistique de l’entreprise. Une nouvelle ouverture dans le secteur du transport des minerais.
Cette convention revêt une importance particulière car elle permet, pour la première fois, à un acteur du secteur privé d’utiliser le réseau ferroviaire national pour le transport de sa production minière, un développement qui pourrait ouvrir la voie à un nouveau modèle d’organisation des services logistiques dans le secteur extractif mauritanien. Elle reflète également une orientation vers le renforcement de l’intégration entre les infrastructures gérées par les institutions nationales et les investissements miniers privés, ce qui pourrait accélérer l’exploitation des ressources naturelles, élargir la base de production et attirer de nouveaux projets, sans nécessiter la création de réseaux de transport indépendants pour chaque projet. Les résultats économiques réels de ce partenariat dépendront de la mise en œuvre du projet selon le calendrier annoncé, de la capacité des parties à garantir l’efficacité du transport et la durabilité des infrastructures, ainsi que de l’ampleur de la valeur ajoutée qui reviendra à l’économie nationale et aux régions accueillant les activités minières.