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Mauritanie et France attendent deux accords de financement de 25 millions d’euros pour soutenir la formation professionnelle et renforcer la protection civile.

Mauritanie et la France ont signé, ce lundi à Nouakchott, deux accords de financement d’un montant total de 25 millions d’euros, soit environ un milliard et 124 millions de ouguiyas nouveaux, destinés à renforcer les capacités de la protection civile…

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Selon les dernières informations, (Le Sada – Nouakchott) – La Mauritanie et la France ont signé, ce lundi à Nouakchott, deux accords de financement d’un montant total de 25 millions d’euros, soit environ un milliard 124 millions de ouguiyas nouveaux, destinés à renforcer les capacités de la protection civile et à développer le système de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, dans le cadre de la coopération au développement entre les deux pays. Les deux accords ont été signés par le ministre des Affaires économiques et du Développement, Mohamed Ould Amhamed, et par l’ambassadeur de France auprès de la Mauritanie, Emmanuel Bessini, en présence du ministre de l’Intérieur, de la décentralisation et du développement local, Moctar Ould Ahmed Bousif, du ministre de la formation professionnelle et de l’artisanat, Maâl El Aïin Ould Aïeh, ainsi que du délégué général de la sécurité civile et de la gestion des crises, le général Abu Al-Maâli Al-Hadi Sidi Ould Amr, accompagnés de plusieurs responsables et cadres des secteurs concernés. La première convention porte sur un prêt de 21 millions d’euros destiné à financer un projet de soutien à la protection civile et à renforcer ses capacités opérationnelles et sa résilience face aux risques.

Le second financement est un protocole d’accord de 4 millions d’euros pour soutenir l’école d’enseignement technique et de formation professionnelle industrielle à Nouakchott. **Renforcement du système de protection civile** Selon les informations présentées lors de la cérémonie de signature, le projet de soutien à la protection civile vise à développer les capacités de la délégation générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, notamment par la création d’une école nationale de protection civile, la construction et l’équipement de dix nouveaux centres, et la mise en place d’un réseau de volontaires de la protection civile. Le projet comprend également la réactivation du numéro vert gratuit dédié aux signalements d’accidents et d’urgences, ainsi que la formation des élus locaux à la gestion des catastrophes, afin de renforcer la préparation des institutions concernées et leur capacité à répondre aux risques et à protéger la population.

Le porte-parole français a indiqué que le coût total du projet s’élève à 39,3 millions d’euros, le prêt souverain de l’Agence française de développement de 21 millions d’euros contribuant à son financement, aux côtés d’une subvention de l’Union européenne et d’une contribution de l’État mauritanien. **Développement de la formation technique et professionnelle** La deuxième convention consacre 4 millions d’euros au soutien de l’enseignement technique et de la formation professionnelle industrielle à Nouakchott, par la création d’un institut modèle spécialisé dans le refroidissement industriel et domestique, l’électricité, le soudage et la menuiserie. Le projet vise à moderniser les équipements de formation, à renforcer les compétences des formateurs et à améliorer la qualité des programmes éducatifs et pratiques, afin de former une main‑d’œuvre qualifiée répondant aux exigences du marché du travail et aux besoins des secteurs économiques.

La mise en œuvre du projet sera assurée par le bureau d’expertise français « Expertise France » sur une période de trois ans, comme annoncé lors de la cérémonie de signature. **Élargissement du partenariat mauritanien‑français** Dans son discours, le ministre des Affaires économiques et du Développement a déclaré que les deux accords constituent une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération mauritanienne‑française, notamment dans les domaines de la sécurité civile et de la formation professionnelle, saluant la contribution de l’Agence française de développement au financement des programmes de développement nationaux. Il a souligné que les interventions de la coopération française se sont élargies à plusieurs secteurs, dont l’éducation et la formation professionnelle, la décentralisation, la sécurité alimentaire, la santé et la réduction de l’endettement, précisant que les nouveaux projets s’inscrivent dans les orientations de développement de l’État et le programme du gouvernement du Premier ministre Moctar Ould Diay, conformément aux directives du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

De son côté, l’ambassadeur français a affirmé que les deux accords renforcent le portefeuille de financements français destinés à la Mauritanie, qui comprend des subventions et des prêts pour soutenir plusieurs secteurs de développement, soulignant l’importance du partenariat existant entre les deux pays pour répondre aux priorités nationales. La signature s’est déroulée en présence du secrétaire général de l’Agence du ministère des Affaires économiques et du Développement, Mustapha Ould Sidi Mohamed, du directeur de l’Agence française de développement à Nouakchott, Ilyas Mounkham Daffirat, ainsi que de plusieurs responsables des secteurs concernés. **Contexte** Ces deux accords reflètent la volonté de la coopération mauritanienne‑française de combiner le soutien aux infrastructures et aux services de base avec l’investissement dans le capital humain, en développant le système de réponse aux urgences et aux catastrophes, tout en renforçant la formation technique et professionnelle liée aux compétences appliquées et aux besoins du marché du travail.

Ce type de financement permet d’élargir les champs de la coopération au développement, en liant l’impact des projets à la mise en œuvre de leurs composantes et à la réalisation de leurs objectifs sur le terrain.

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