Les habitants du quartier de Betiart se plaignent d’une « usine de recyclage des déchets » et demandent son évacuation (vidéo).
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Selon leurs témoignages à l’Agence d’Information Indépendante, l’usine transforme des déchets et les recycle, mais engendre d’importants désagréments: odeurs nauséabondes, fumées, bruit excessif et pollution plastique visible autour du site. Les riverains affirment que l’usine a commencé ses activités il y a peu, alors que les préparatifs remontaient à plusieurs mois. Le bâtiment, sans aucune signalétique ni adresse, se trouve au milieu des habitations; des amas de déchets plastiques recouvrent son entrée et les machines émettent des bruits forts, perturbant la quiétude du voisinage.
**« Usine du dommage et du tort »**, tel que l’appelle **Diana bint Lakouri**, porte‑parole des habitants affectés, pollue l’environnement avec les plastiques fondus et dérange les résidents par son bruit, affectant particulièrement les enfants et les personnes âgées. Elle indique que les habitants ne peuvent plus dormir à cause du vacarme depuis le début des travaux, il y a environ une semaine. Diana bint Lakouri réclame le déménagement de l’usine et a sollicité l’intervention du président **Mohamed Ould Ghazouani** pour relocaliser l’installation loin des habitations.
Elle demande également la levée de ce qu’elle qualifie d’« injustice » et le transfert de l’usine vers une zone industrielle. **Mimouna bint Al‑Mami**, habitante du même quartier, rapporte les propos du propriétaire de l’usine, qui aurait expliqué que le bâtiment sert de stockage et de nettoyage de matières avant leur transformation ailleurs. Selon elle, le propriétaire aurait assuré qu’il n’y a aucun danger, les riverains ayant accepté initialement « le droit du voisin », mais les nuisances apparues plus tard les ont surpris.
Une résidente aurait menacé le propriétaire de porter plainte; ce dernier lui aurait simplement conseillé de déposer plainte à sa guise. **« Intoxication et nuisance »**, résume **Salma bint Al‑Mekhtar**, qui décrit les nuisances sonores et la « toxicité » de l’air, non pas une odeur mais une contamination diffuse, empêchant les habitants de respirer normalement. Elle souligne que le quartier est déjà confronté à la soif, aux déchets et à d’autres problèmes similaires à ceux d’autres quartiers.
Elle affirme que les autorités doivent être sollicitées; le non‑déménagement de l’usine les obligerait à se débrouiller par elles‑mêmes. Salma bint Al‑Mekhtar précise que la rue séparant l’usine des maisons ne mesure que huit mètres. Le propriétaire aurait indiqué que l’usine fabrique des flacons pour injections médicales, ce qui a amené la population à se demander si les déchets mauritaniens pouvaient être recyclés pour contribuer à la production de médicaments.
Les habitants insistent sur la responsabilité des autorités, demandent l’ouverture d’une enquête et le transfert de l’usine loin des zones résidentielles. Une équipe de journalistes s’est rendue sur place, a parcouru le quartier et a tenté d’interroger les responsables de l’usine, qui étaient pourtant enfermés à l’intérieur malgré la présence d’ouvriers. --- **Qui sommes‑nous** – Sites – Contact – Agence d’Information Indépendante © 2003‑2025