L’académicien irakien, le Prof. Karim Faraman écrit : « Le tournant décisif historique : les couloirs de New York et la souveraineté marocaine mettent fin à un demi‑siècle de mondialisation ».
Prof. Karim Faraman, écrivain irakien, académicien et professeur de droit et de systèmes politiques à l’Université des Deux Frères, à l’étranger du Maroc. Le 30 octobre 2026, les couloirs du Conseil de sécurité des Nations unies ont connu une transformation géopolitique sans précédent. Le Conseil n’a pas procédé à une prolongation…

Il ressort que le Conseil n’a pas prolongé le mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental « MINURSO », annonçant ainsi la fin d’un cycle complet de gestion traditionnelle de l’ONU et le début de la liquidation progressive de la mission à compter du 1er novembre. Cet événement n’est pas simplement une formalité administrative, mais un séisme diplomatique qui met fin à un cadre hérité d’une époque révolue et qui, pendant près de 35 ans, a servi d’instrument pour prolonger le conflit et retarder les parties. Le rejet du projet de résolution américain par le veto russe, ainsi que l’échec de la proposition russe opposée à l’absence de votes, ont révélé l’impuissance des approches traditionnelles, transformant ce qui semblait être un blocage international en une opportunité souveraine et juridique pour le Royaume.
Le palais royal marocain a confirmé que le non‑renouvellement constitue une étape majeure vers la clôture définitive de ce dossier artificiel au sein des couloirs de l’ONU et le retrait définitif de la question de l’ordre du jour du Conseil de sécurité. Avec le départ des équipes de la mission, il n’y a plus de justification pour les réunions périodiques ni pour les rapports du Secrétaire général, ce qui met fin au processus politique international exploité par les séparatistes pendant des décennies. Cette victoire stratégique historique coïncide avec la commémoration par le Royaume de « la fête de l’unité », afin d’ancrer la rupture totale avec les exigences d’attente.
La vision royale perspicace de Sa Majesté le roi Mohammed VI a déplacé la question du cadre de « gestion » à celui du « changement radical des paramètres ». Le Maroc agit aujourd’hui sur son territoire avec une souveraineté absolue et un développement global, soutenu par une reconnaissance internationale sans précédent de son initiative d’autonomie; il bénéficie du soutien de plus des deux tiers des membres des Nations unies, y compris des grandes puissances influentes comme Washington, Paris et Madrid, qui considèrent la proposition marocaine comme la seule base réaliste pour une solution. Après cinq décennies de manœuvres désespérées du palais de la Mauritanie et de ses bras séparatistes, le dossier du Sahara marocain est à l’orée d’une clôture définitive positive.
La fin du MINURSO signifie le démantèlement du voile d’illusion derrière lequel s’est cachée le Front Polisario, ouvrant grand la porte au retour des habitants des camps de Tindouf, détenus dans des conditions tragiques, au sein du grand pays, le Maroc cher, incarnant le slogan éternel: « Le Maroc dans son désert et le désert dans son Maroc ». C’est l’ère de la décision sur le terrain et de la diplomatie bilatérale directe sans retour en arrière, avec l’engagement strict du Royaume à cesser les hostilités, à protéger sa sécurité nationale et à rassurer ses citoyens par tous les moyens.