Coumba Bâ : « Le Canada a un rôle encore plus grand à jouer » à l’OIF
Candidate au secrétariat général de la Francophonie, Coumba Bâ promet de relancer le dialogue avec les pays du Sahel et de faire plus de place au Canada. Dans un entretien accordé à ONFR, elle...

D'après les sources officielles, le Canada à la table, et le poste d’administrateur Sur le poste d’administrateur, la réponse est nette: il doit revenir au Canada. Les règles écrites comptent, dit-elle, mais les équilibres politiques non écrits pèsent tout autant dans la gouvernance d’une organisation. Elle en discuterait avec Ottawa, à qui reviendrait le choix de la personne.
Elle va plus loin: le Canada peut s’investir davantage dans les programmes et la coopération. Le Sahel: parler avant de décider Elle défend la Charte, la Déclaration de Bamako et celle de Saint-Boniface, qui doivent s’appliquer à tous, sans deux poids, deux mesures. Quand une suspension s’impose, on suspend, mais on continue d’accompagner le retour à des institutions normales.
Pour les pays de l’Alliance des États du Sahel, elle promet de se mettre au travail dès les premières heures, mais pas question de décider à leur place: il faut d’abord les écouter. Garder le contact, même quand ça coince Face au recul du multilatéralisme, elle refuse de baisser les bras. Si l’on quitte les lieux où l’on peut encore chercher un accord, demande-t-elle, qui décidera?
Les plus forts, pour les autres. Elle veut être une secrétaire générale avec qui l’on puisse se parler franchement, y compris dans le désaccord. Ce que 2008 lui a appris Interrogée sur la pire crise de son parcours, elle évoque le coup d’État de 2008 en Mauritanie, alors qu’elle était conseillère à la présidence.
Elle dit avoir aidé à renouer le dialogue entre la junte et le président déchu, ce qui a ouvert la voie à la médiation du Sénégalais Abdoulaye Wade en 2009. Elle affirme aussi s’être mobilisée pour l’intégrité physique du président et sa libération. Son atout, selon elle: la confiance de camps opposés.
Une méthode en quatre « D » Données, Dialogue, Développement, Dépassement. Concrètement, partir des besoins du terrain, réunir États et opérateurs, agir avec un calendrier et des moyens, puis regarder honnêtement ce qui marche. On corrige, on arrête si nécessaire, on étend ce qui fonctionne.
Un vote qui doit rassembler Elle a enfin dit ses réserves sur le recours à la majorité simple en l’absence de consensus. À la tête de plus de 90 États et gouvernements, estime-t-elle, il faut un soutien très large. Il y va, dit-elle, de la crédibilité et même de la survie de l’organisation.
Source: Rédaction Rapide Info Mauritanie, avec ONFR.