Nids de poule et de bêtise humaine
La rapidité avec laquelle certaines infrastructures, notamment les routes, se détériorent à la vitesse grand V, a de quoi interroger. Ainsi certaines de celles-ci commencent à se fissurer quelques...

Il ressort que alors où est le problème et à qui la faute? Ont-elles été bâties sans les matériaux appropriés, sans respect des normes techniques et en grignotant sur les marges pour augmenter les bénéfices? Est-il normal que la seule route qui tienne encore la…route, quelques années après sa réception, est celle qui relie Nouakchott à Rosso, tout simplement parce que l’Union européenne qui l’a financée a exigé que l’entreprise adjudicataire du marché et le bureau de suivi soient tous les deux issus du « vieux » continent?
Et le résultat est visible à l’œil nu. Comparé à ce que produisent nos sociétés dites nationales, c’est le jour et la nuit. Comme ce qui se passe en d’autres domaines, la complaisance continue à nous jouer de vilains tours.
A en croire que tout le monde s’était ligué pour voler un pays déjà exsangue et dont les maigres ressources qui devaient servir à ériger des infrastructures dignes du nom pour les générations futures sont dilapidées par ses propres fils. Les derniers incendies des postes de transformation de la Somelec sont, à cet égard, un exemple édifiant. Ils prouvent, si besoin était, que la bêtise humaine est sans limites et qu’en ne respectant pas ses engagements contractuels, un entrepreneur bénéficiant de complicités au sein de l’Administration peut réduire à néant des années d’efforts.
Ahmed ould Cheikh