Politique·

Pourquoi le vice‑président américain se désavoue‑t-il de son président ?!

(article d’analyse prospective) Il y a des choses que j’ai déjà évoquées dans un précédent billet : les surprises ne nous manqueront pas lors de l’annonce des résultats des élections américaines, ainsi que le clivage évident qui suivra la course à la présidence ; et il n’y a pas moins de surprises concernant la démission du vice‑président…

AI
Alakhbar.infoTraduit de l'arabe
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Voici, selon mon interprétation, une énumération séquentielle de ces causes: – Première cause: Netanyahou a anéanti le rêve d’un État palestinien en le condamnant à un projet de substitution à celui de son prédécesseur assassiné, Rabin, qui avait lancé une initiative témoignant d’une lassitude du conflit amer, plus qu’une volonté sincère de paix. – Deuxième cause: la conséquence de ce jugement contre le rêve palestinien: l’assassinat du martyr Yasser Arafat, le blocus de Gaza pendant plus d’une décennie, la perpétuation de l’occupation de la Cisjordanie, la judéisation de Jérusalem, le soutien aux colonies et la fermeture de toutes les voies vers une éventuelle paix, même incomplète. – Troisième cause: la suite du premier et du deuxième point, à savoir le « déluge d’Al‑Aqsa » et ses ramifications imprévues.

– Quatrième cause: le déluge d’Al‑Aqsa a plongé Netanyahou dans une folie de suspicion face à l’ampleur de la surprise, cause reconnue par les psychologues. – Cinquième cause: cette folie suspecte s’est traduite par une réaction barbare, aboutissant à un génocide commis sous les yeux et devant les témoins. – Sixième cause: le gouvernement américain, comme le reste de l’Occident, a compatissant avec Netanyahou, a accueilli son génocide comme une mère accueille son enfant unique, ouvrant ainsi la porte à Biden, qui se proclame « le sioniste » des armes américaines prodigieuses.

– Septième cause: la colère du peuple américain contre la participation de son gouvernement au génocide des Palestiniens a conduit à un vote de protestation qui a évincé la candidate hésitante Kamala Harris, porte‑étendard de Biden, du champ de la réussite. Cela a permis à Trump de faire une apparition inattendue, aidé en coulisses par son allié Netanyahou, qui a refusé de stopper le génocide malgré les demandes des démocrates généreux, bien que tardives. – Huitième cause: Trump a succombé à une mégalomanie nourrie par un succès quasi impossible, et a alors embrassé Netanyahou, facteur de ce succès.

– Neuvième cause: Trump a ouvert les « portes de l’enfer » sur Gaza, le Liban et la Syrie, suivant les désirs de son allié, en se livrant à une sauvagerie. – Dixième cause: Trump s’est soumis à Netanyahou sous la pression d’un chantage complexe connu d’eux seuls, allant jusqu’à réaliser le rêve d’une « Grande Israël » et à expulser les Palestiniens de Gaza, ce qui ne peut se faire qu’en déclenchant une guerre dévastatrice dans la région: une campagne graduelle débutant par l’Iran pour anéantir les États du Golfe, à commencer par l’Arabie Saoudite et ses voisins arabes, puis la Turquie, l’Égypte et le Pakistan, selon le principe: « Ce qui n’est pas accompli par le devoir devient devoir. » – Onzième cause: une analyse erronée, convaincue par Netanyahou, que le renversement du régime iranien serait facile grâce à une mesure corrompue, en comparaison avec la chute de Maduro au Venezuela.

– Douzième cause: l’échec de la campagne binationale contre l’Iran et la fermeture du détroit d’Hormuz. – Treizième cause: la hausse mondiale des prix du pétrole, entraînant l’augmentation du prix de l’essence, du mazout et des engrais aux États‑Unis, conséquence de la persistance d’Etraho à maintenir la guerre et le blocus contre l’Iran. – Quatorzième cause: une prise de conscience soudaine parmi le peuple américain que leur président est manipulé par Netanyahou, qui insiste sur une frappe conjointe pour renverser le régime iranien et détruire les pays du Golfe de façon indirecte, perçue comme une guerre sans but ni fin, indifférente aux conséquences.

– Quinzième cause: Trump a tenté de contourner la flambée des carburants aux États‑Unis en exploitant les raffineries russes assiégées contre des concessions inattendues aux « ennemis des amis ». – Seizième cause: l’échec du plan de réduction des prix des carburants et de toutes les tentatives de réouverture du détroit, suite au veto soudain de Netanyahou sur l’accord entre les belligérants. – Dix‑septième cause: la crise du coût de la vie a détérioré la campagne républicaine, dont le discours secondaire s’est armé d’exclusion, de racisme et de vide de contenu, renforçant ainsi le discours électoral démocrate d’une oppression manifeste dans tous les domaines politiques, économiques, sociaux et médiatiques: corruption affichée, achats de votes via l’IBAN, retour du soutien de Trump à Netanyahou, fuites de gains illicites par conflits d’intérêts, sans oublier la flambée des prix, poussant les opposants à demander: « D’où vient tout cela?

Pourquoi tant de peine? » 5. Conclusion: toutes les raisons de l’échec actuel des républicains trouvent leur origine première, centrale et finale en Netanyahou, et Trump s’est ensuite confondu avec sa politique d’expansionnisme américain visant à réaliser son projet impossible au Moyen‑Orient.

6. Conséquence? La défaite de Trump et de son parti est une défaite composite, non simple, avec des répercussions stratégiques sur son parti et le reste de son administration, qu’on l’appelle « Monsieur Veto » ou tout autre surnom.

Cela ne changera rien, que l’aide généreuse à Israël soit refusée ou accordée; Netanyahou, après sa victoire ratée, est tombé ou a survécu. Une vérité solide se cache derrière toutes ces variables et se révélera davantage avec le temps: l’âge politique de Netanyahou a atteint son terme, et le peu de temps qui reste à son allié Trump est un enchevêtrement de manœuvres politiques potentiellement violentes, pour lesquelles il reste de la place, comme nous l’avions prédit dans un article précédent. Certains commentateurs, après tout cela, affirment que les « petites filles » abandonnent les corps des mourants, et rien ne le prouve davantage que la distance du vice‑président vis‑à‑vis de son président… Le déluge a engendré un séisme, apparemment, même s’il s’éloigne du cours d’eau.

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