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Manama Dialogue 2026… La sécurité du Moyen-Orient entre les répercussions des conflits et la reconfiguration des alliances

Bahreïn réunit des ministres, des responsables et des chefs militaires de divers pays du monde pour discuter de la sécurité du Golfe, des voies maritimes, de la dissuasion, de la reconstruction et de l’avenir de la coopération internationale (Al-Sada – affaires internationales et régionales). Les délibérations se poursuivent au sein du Royaume de Bahreïn.

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EssadaTraduit de l'arabe
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D'après les sources officielles, guerre en Iran et répercussions du conflit régional Les développements militaires et régionaux ont occupé une place prépondérante dans le programme du forum dès son premier jour, à travers deux sessions spéciales: la première a lancé le dossier intitulé « Le Golfe au cœur de la guerre », tandis que la seconde était consacrée à l’analyse des leçons politiques et sécuritaires tirées de la guerre en Iran. Ces débats offrent l’opportunité d’évaluer les impacts des affrontements militaires sur les calculs de sécurité et de défense, la capacité des arrangements existants à contenir les crises et à empêcher leur extension, ainsi que la révision des politiques étatiques face aux menaces directes et indirectes. L’enjeu dépasse l’évaluation des résultats des combats pour interroger leurs effets potentiels sur les relations entre les puissances régionales et internationales, l’avenir de la coopération en matière de défense, les priorités de dépenses militaires, et la nécessité de développer des mécanismes d’alerte précoce et de gestion de crise.

Les évolutions régionales soulèvent également la question des limites du recours à la dissuasion militaire pour garantir la stabilité, ainsi que la possibilité de combiner capacités défensives et efforts diplomatiques afin d’éviter de nouvelles escalades. Ces interrogations revêtent une importance accrue pour les pays du Golfe, dont les intérêts sont directement liés à la sécurité des voies maritimes, à la stabilité des marchés de l’énergie, à la protection des infrastructures vitales, et à un réseau étendu de relations économiques et sécuritaires avec les puissances internationales. L’inclusion de ces dossiers à l’ordre du jour ne signifie pas que les participants ont atteint un consensus; le forum constitue une plateforme de discussion et d’échange de points de vue, tandis que la traduction des idées en politiques concrètes dépend des décisions des gouvernements, de leurs intérêts et de leurs évaluations stratégiques.

Sécurité régionale… entre partenariats internationaux et exigences de stabilité La première session plénière, tenue le samedi 31 octobre, a abordé les répercussions du conflit régional et les transformations qu’il impose à l’environnement sécuritaire du Moyen‑Orient, avec la participation du ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdel‑Atti, du vice‑ministre saoudien des Affaires étrangères Walid Al‑Khariji, et du ministre britannique d’État chargé du Moyen‑Orient, de l’Afrique du Nord, de l’Afghanistan et du Pakistan, Stephen Doughty. Le programme a également traité les fondements de la sécurité régionale lors d’une session à laquelle ont pris part le ministre syrien des Affaires étrangères Asaad Al‑Shibani, la ministre yéménite des Affaires étrangères Afrah Al‑Zouba, et le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, Jassim Mohammed Al‑Badawi. Ce mélange de participants reflète la diversité des approches proposées pour l’avenir de la sécurité régionale, entre le rôle des institutions arabes et régionales, l’importance des partenariats internationaux, et la nécessité de traiter les crises qui menacent la stabilité des États et leurs relations avec leur environnement.

D’un point de vue stratégique, la construction de la sécurité régionale ne se limite pas au renforcement des capacités militaires ou à l’élargissement des accords de défense; elle dépend également de la capacité des États à gérer les différends politiques, à développer des canaux de communication, à prévenir les mauvaises interprétations et à mettre en place des arrangements permettant de contenir les crises avant qu’elles ne se transforment en conflits plus larges. La persistance des conflits dans certains pays de la région ajoute des défis supplémentaires à toute approche collective de la sécurité, surtout lorsque les dimensions locales, régionales et internationales se chevauchent et que les intérêts des parties concernées divergent. Dans ce contexte, le dialogue apparaît comme un outil d’appui à l’action diplomatique, et non comme son substitut; il peut aider à identifier les intérêts communs, à clarifier les points de désaccord et à créer les conditions propices à des accords plus durables.

Méditerranée orientale… croisement des intérêts européens et arabes Le forum a dédié une session plénière spéciale à la Méditerranée orientale, considérée comme un carrefour géographique et stratégique entre l’Europe, le Moyen‑Orient et le Golfe, avec la participation du ministre libanais des Affaires étrangères Youssef Raji, du vice‑ministre turc des Affaires étrangères Musa Kolaklıkaya, et du sous‑secrétaire général des Nations unies et directeur du bureau régional pour les pays arabes du Programme des Nations unies pour le développement, Abdullah Al‑Dardari. Cette zone gagne en importance du fait de l’interaction des dossiers de frontières maritimes, d’énergie, de commerce et de sécurité, ainsi que de l’impact de la rivalité régionale sur les relations des États riverains de la Méditerranée avec leurs partenaires européens et arabes. L’inclusion de ce thème dans le Dialogue de Manama témoigne d’une volonté d’aborder la sécurité du Moyen‑Orient comme un système interconnecté, où les évolutions dans une zone influencent l’ensemble du dispositif sécuritaire régional.

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